Le procès de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, s’est ouvert ce lundi devant la Cour de cassation dans le dossier relatif au FRIVAO. Poursuivi pour tentative de détournement de deniers publics, l’ancien membre du gouvernement est appelé à comparaître en qualité de prévenu.
À son arrivée au siège de la Cour de cassation, l’audience a débuté par les formalités d’usage, notamment la comparution des avocats représentant les différentes parties au procès.
Après une brève suspension, les débats ont repris avec l’examen des questions préalables soulevées par la défense. Les avocats de Constant Mutamba ont contesté la régularité de la procédure, estimant que leur client n’aurait pas été régulièrement cité à comparaître.
« Nous voulons vérifier la régularité de la procédure. Nous ne sommes pas sûrs que notre client ait été régulièrement cité », a déclaré l’un des conseils de l’ancien ministre à la reprise de l’audience.
Selon la défense, le collectif d’avocats avait sollicité une comparution « à titre conservatoire » afin de préserver les droits de son client, une demande qui, d’après eux, n’a pas été retenue par la Cour.
« Voilà pourquoi nous avons voulu comparaître à titre conservatoire, mais la Cour a refusé », a expliqué l’avocat.
La défense de Constant Mutamba est conduite par le bâtonnier Jean-Paul Kitenge, de l’Ordre des avocats du Haut-Katanga.
L’audience se poursuit devant la Cour de cassation, qui devra notamment statuer sur les exceptions soulevées par la défense avant d’aborder le fond de cette affaire très suivie, portant sur une présumée tentative de détournement de fonds publics liés au FRIVAO.
Mike Kaniki
