Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Swan, a présenté vendredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU un constat particulièrement préoccupant de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est du pays. Face à l’intensification des combats, il a appelé à un déploiement rapide du Mécanisme conjoint élargi de vérification Plus (EJVM+) afin de surveiller le respect du cessez-le-feu prévu dans le cadre du processus de Doha.
Selon James Swan, la situation militaire demeure « complexe, volatile et dévastatrice pour les populations civiles ». Il a évoqué de violents affrontements opposant l’AFC/M23, soutenu selon les Nations unies par les Forces de défense rwandaises, aux FARDC et, dans certaines zones, aux FDLR.
Trois principaux foyers de tension ont été identifiés : Rubaya et Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, ainsi que les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, autour de Minembwe. Le chef de la MONUSCO s’est également inquiété de l’utilisation croissante de drones offensifs, d’artillerie lourde et d’armes sophistiquées, qui aggravent les risques pour les populations civiles et les infrastructures.

Sur le plan diplomatique, James Swan a salué les avancées enregistrées dans le cadre des Accords de Washington et du processus de Doha. Il a notamment relevé le retrait partiel de l’AFC/M23 de certaines localités de Lubero, Walikale et de la plaine de la Ruzizi, tout en avertissant que le mouvement rebelle poursuit la mise en place de structures administratives parallèles dans les territoires qu’il contrôle.
Le responsable onusien a également accueilli favorablement la signature d’un mémorandum entre le gouvernement congolais, l’AFC/M23 et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), destiné à opérationnaliser l’EJVM+, chargé de superviser le cessez-le-feu. Il a assuré que la MONUSCO est prête à fournir un appui logistique et sécuritaire à ce mécanisme.
Au-delà des questions sécuritaires, James Swan a insisté sur la nécessité d’un dialogue national inclusif entre les acteurs politiques congolais, tout en appelant au respect des libertés fondamentales.
Le chef de la MONUSCO a enfin dressé un bilan humain alarmant. Depuis le 19 mars, la mission onusienne a documenté la mort de 632 civils dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Durant la même période, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a recensé 1 221 violations et atteintes aux droits humains, touchant 2 968 victimes, parmi lesquelles des femmes et des enfants. James Swan a également dénoncé la persistance des violences sexuelles liées aux conflits, perpétrées par des groupes armés dans l’est de la RDC.RDC : James Swan alerte le Conseil de sécurité sur la dégradation de la situation dans l’Est et réclame le déploiement rapide de l’EJVM+

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Swan, a présenté vendredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU un constat particulièrement préoccupant de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est du pays. Face à l’intensification des combats, il a appelé à un déploiement rapide du Mécanisme conjoint élargi de vérification Plus (EJVM+) afin de surveiller le respect du cessez-le-feu prévu dans le cadre du processus de Doha.
Selon James Swan, la situation militaire demeure « complexe, volatile et dévastatrice pour les populations civiles ». Il a évoqué de violents affrontements opposant l’AFC/M23, soutenu selon les Nations unies par les Forces de défense rwandaises, aux FARDC et, dans certaines zones, aux FDLR.
Trois principaux foyers de tension ont été identifiés : Rubaya et Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, ainsi que les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, autour de Minembwe. Le chef de la MONUSCO s’est également inquiété de l’utilisation croissante de drones offensifs, d’artillerie lourde et d’armes sophistiquées, qui aggravent les risques pour les populations civiles et les infrastructures.
Sur le plan diplomatique, James Swan a salué les avancées enregistrées dans le cadre des Accords de Washington et du processus de Doha. Il a notamment relevé le retrait partiel de l’AFC/M23 de certaines localités de Lubero, Walikale et de la plaine de la Ruzizi, tout en avertissant que le mouvement rebelle poursuit la mise en place de structures administratives parallèles dans les territoires qu’il contrôle.
Le responsable onusien a également accueilli favorablement la signature d’un mémorandum entre le gouvernement congolais, l’AFC/M23 et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), destiné à opérationnaliser l’EJVM+, chargé de superviser le cessez-le-feu. Il a assuré que la MONUSCO est prête à fournir un appui logistique et sécuritaire à ce mécanisme.
Au-delà des questions sécuritaires, James Swan a insisté sur la nécessité d’un dialogue national inclusif entre les acteurs politiques congolais, tout en appelant au respect des libertés fondamentales.
Le chef de la MONUSCO a enfin dressé un bilan humain alarmant. Depuis le 19 mars, la mission onusienne a documenté la mort de 632 civils dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Durant la même période, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a recensé 1 221 violations et atteintes aux droits humains, touchant 2 968 victimes, parmi lesquelles des femmes et des enfants. James Swan a également dénoncé la persistance des violences sexuelles liées aux conflits, perpétrées par des groupes armés dans l’est de la RDC.
Mike Kaniki
