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RDC : L’UDPS/Gombe fait bloc derrière Marie-Thérèse Sombo et rejette les accusations portées contre la ministre

La ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations, Marie-Thérèse Sombo Ayane Safi Mukuna, peut compter sur le soutien de sa famille politique. La cellule Haut Commandement de la section UDPS/Tshisekedi de la Gombe, fédération de Lukunga, a publiquement pris sa défense face aux accusations formulées à son encontre dans un rapport de l’Assemblée nationale.

Dans un mémorandum lu publiquement ce samedi 31 octobre devant le siège du parti présidentiel, les militants de cette structure ont exprimé leur solidarité avec la ministre, tout en contestant le bien-fondé des griefs qui lui sont reprochés, notamment ceux relatifs à de présumées irrégularités financières.

Adressé à Augustin Kabuya Tshilumba, secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, ce document appelle à davantage de rigueur dans le traitement de ce dossier. Pour ses signataires, aucune accusation de nature financière ne devrait être retenue sans éléments comptables précis et vérifiables permettant d’établir les responsabilités.

Au-delà de la dimension politique de cette prise de position, la cellule Haut Commandement met en avant le bilan de Marie-Thérèse Sombo à la tête de ce ministère stratégique. Elle cite notamment la consolidation du système Licence-Master-Doctorat (LMD), en référence aux standards internationaux et aux exigences du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

Les militants saluent également les efforts entrepris pour assainir le milieu universitaire, améliorer la gouvernance académique et maintenir un dialogue social permanent avec les organisations syndicales.

Pour cette base de l’UDPS, les accusations visant la ministre ne doivent pas occulter les réformes engagées dans un secteur considéré comme essentiel à la formation de la jeunesse et à l’avenir du pays.

Dans leur mémorandum, les signataires ne se limitent pas à défendre la ministre. Ils interpellent également Augustin Kabuya, l’invitant à privilégier le dialogue et le règlement interne des différends afin d’éviter que cette affaire ne provoque de nouvelles tensions au sein de la famille politique présidentielle.

Cette démarche s’inscrit, selon eux, dans l’esprit de cohésion et d’unité récemment rappelé par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors de ses échanges avec les membres de l’Union sacrée.

Signé par le professeur Abedi Bwiselelo, président de la cellule Haut Commandement, et remis à Serge Kalala, assistant du secrétaire général de l’UDPS, ce mémorandum traduit une volonté de la base de faire entendre sa voix dans un dossier qui prend désormais une dimension politique.

Une défense politique qui intervient dans un contexte de contestation des résultats de la gestion ministérielle, mais qui pose également la question de la nécessité de concilier exigence de redevabilité, respect des procédures et continuité des réformes dans l’enseignement supérieur congolais.

Mike kaniki