La Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC-ALPC) porte à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale la diffusion récurrente, sur diverses plateformes numériques et réseaux sociaux, d’informations fallacieuses insinuant une prétendue libéralisation du port d’armes à feu au profit de la population civile en République Démocratique du Congo.
La CNC-ALPC apporte un démenti formel et catégorique à ces allégations infondées.
Il est impératif de rappeler à nos concitoyens que la législation congolaise n’a, à aucun moment, autorisé la libre circulation ni le port d’armes banalisé pour les civils.
Le régime des armes à feu en RDC n’est ni libre ni automatique.
Sous l’autorité du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières, l’acquisition, la détention et le port d’armes à feu sont régis par un cadre légal très strict.
À ce titre, la CNC-ALPC rappelle les principes cardinaux suivants :
- La détention et le port d’une arme à feu sont strictement subordonnés à l’obtention d’un permis de port d’armes, dûment délivré par les autorités étatiques compétentes ;
- Toute arme à feu présente sur le territoire national doit être formellement identifiée et enregistrée dans la base de données nationale ;
- Toute arme détenue légalement doit impérativement être soumise à l’opération de marquage par les services techniques de la CNC-ALPC.
Une arme marquée garantit sa traçabilité, prévient son détournement vers les circuits illicites et permet un contrôle étatique rigoureux pour la sécurité de tous.
Par conséquent, la CNC-ALPC exhorte la population à faire preuve de la plus grande vigilance face à cette campagne de désinformation et à s’abstenir de relayer des rumeurs de nature à semer la confusion ou à inciter à des actes illégaux.
Toute requête ou préoccupation relative à la gestion des armes doit être adressée exclusivement aux services institutionnels habilités.
La préservation de la paix, de la sécurité publique et de l’autorité de l’État exige le strict respect des lois de la République.
Landry BISIDI TSHILOMBO,
Secrétaire Permanent de la CNC-ALPC
