Le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, agissant en vertu de la résolution 1533 (2004) sur la République démocratique du Congo, a annoncé de nouvelles sanctions ciblées contre plusieurs dirigeants de groupes armés opérant dans l’est du pays. Parmi les personnes visées figure Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Outre Corneille Nangaa, cinq autres responsables sont inscrits sur la liste des sanctions onusiennes. Il s’agit de John Imani Nzenze, présenté comme colonel et chef du renseignement du M23, de Sébastien Uwimbabazi, général de brigade basé à Rutshuru, de Gustave Kubwayo, alias « Sirkoof », commandant des FDLR-FOCA et responsable du Commando de recherche et d’action en profondeur (CRAP), de Muhammed Lumisa, commandant, médecin et responsable de la logistique extérieure des ADF, ainsi que du colonel Charles Sematama, chef militaire du groupe Twirwaneho, actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu.
Le Comité a également désigné deux entités : l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le groupe armé Twirwaneho, qui rejoignent désormais la liste des organisations sanctionnées par les Nations unies.
Les mesures imposées comprennent un gel des avoirs, une interdiction de voyager ainsi qu’un embargo sur les armes visant les personnes et les structures concernées. Ces sanctions ont pour objectif de limiter les capacités opérationnelles et financières des groupes armés accusés de contribuer à l’insécurité persistante dans l’est de la RDC.
Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts du Conseil de sécurité pour renforcer les mécanismes de lutte contre les acteurs impliqués dans les violences, les atteintes aux droits humains et la déstabilisation de la région des Grands Lacs.
Mike Kaniki
