Home Actualité Philippines : Sara Duterte poursuivie pour des menaces visant Ferdinand Marcos Jr.

Philippines : Sara Duterte poursuivie pour des menaces visant Ferdinand Marcos Jr.

0

La vice-présidente des Philippines, Sara Duterte, fait désormais face à une procédure pénale liée à des propos tenus publiquement en novembre 2024, dans lesquels elle avait déclaré avoir demandé à une personne de tuer le président Ferdinand Marcos Jr., son épouse Liza Araneta-Marcos ainsi que l’ancien président de la Chambre, Ferdinand Martin Romualdez, dans l’hypothèse où elle-même serait assassinée.

Le ministère philippin de la Justice a engagé une plainte pour « grave threats » (menaces graves) devant le tribunal régional de Quezon City. Cette procédure intervient alors que ces déclarations sont également au cœur de la procédure de destitution visant la vice-présidente.

Lors de la conférence de presse de novembre 2024, Sara Duterte avait affirmé avoir conclu un arrangement avec une personne chargée d’exécuter ces représailles si elle venait à être tuée. Les autorités philippines avaient immédiatement considéré ces propos comme suffisamment sérieux pour déclencher une enquête et renforcer les mesures de sécurité autour du chef de l’État.

Une affaire devenue un enjeu politique majeur

Le dossier a depuis pris une dimension institutionnelle. En juillet 2026, les procureurs de la Chambre des représentants ont soutenu devant le tribunal d’impeachment du Sénat que le caractère prétendument conditionnel des propos de Sara Duterte ne leur retirait pas leur portée de menace.

Les procureurs estiment également que les déclarations de la vice-présidente peuvent constituer une atteinte à la confiance publique, l’un des fondements constitutionnels pouvant être invoqués dans une procédure de destitution.

Le parquet dispose désormais d’un dossier distinct sur le plan pénal. En parallèle, le volet politique se poursuit devant le Sénat, appelé à examiner les accusations portées contre la vice-présidente.

Les autorités évoquent une question de sécurité nationale

Le Palais présidentiel a qualifié les déclarations de Sara Duterte de sérieuses et a estimé qu’elles dépassaient le simple cadre d’une controverse politique. En juillet 2026, les autorités philippines les ont présentées comme une question de sécurité nationale, compte tenu des personnes visées par les propos.

De son côté, la Chambre des représentants a poursuivi la présentation de ses éléments dans le dossier d’impeachment. Le 22 juillet, les procureurs ont annoncé avoir terminé leur présentation des preuves concernant précisément les menaces présumées, après l’audition du directeur du National Bureau of Investigation (NBI).

Cette nouvelle procédure judiciaire ajoute donc un volet pénal à une crise politique déjà profonde entre Sara Duterte et l’administration de Ferdinand Marcos Jr., deux figures issues de familles politiques majeures des Philippines.

Rédaction

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Quitter la version mobile