Le ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba Likundé Li-Botayi, est au centre d’une polémique autour de la rémunération des inspecteurs et contrôleurs du Travail. Une mise au point dénonce des accusations de blocage et apporte des précisions sur les instructions du chef de l’État ainsi que sur les mesures prévues dans le cadre du budget 2027.
Une controverse autour de la revalorisation salariale des inspecteurs et contrôleurs du Travail prend de l’ampleur. Dans une communication rendue publique, des accusations visant le ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba Likundé Li-Botayi, sont rejetées, tandis qu’un appel à la retenue est lancé face à ce qui est présenté comme une campagne de désinformation.
Selon cette mise au point, des informations auraient circulé, faisant porter au ministre des Finances la responsabilité du blocage de l’augmentation salariale des inspecteurs et contrôleurs du Travail, ainsi que de celle des conseillers communaux. Le document dénonce des accusations jugées infondées et met en garde contre toute tentative de manipulation des agents concernés.
La communication précise qu’à la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres, le président de la République aurait instruit le gouvernement d’accélérer la réforme de l’Inspection générale du Travail (IGT), de garantir la mensualisation de la rémunération des inspecteurs et contrôleurs du Travail, ainsi que d’assurer l’autonomie administrative et financière de cette institution.
Elle souligne qu’aucune instruction portant spécifiquement sur l’application immédiate de 100 % de la grille barémique de ces agents n’aurait été donnée, contrairement aux affirmations dénoncées dans le document.
Concernant la mise en œuvre des orientations présidentielles, la communication indique que la paie des inspecteurs et contrôleurs du Travail doit être intégrée au quatrième trimestre 2026 (T4), dans le but de garantir la mensualisation de leur rémunération.
La revalorisation de la grille barémique est, quant à elle, annoncée de manière progressive à partir du budget 2027. Des crédits budgétaires auraient également été prévus dans le projet de budget de cet exercice pour améliorer les conditions de fonctionnement de l’Inspection générale du Travail.
Ces éléments sont avancés pour soutenir que le processus suit son cours et que le ministre des Finances ne saurait être tenu pour responsable d’un blocage qui, selon les auteurs de la mise au point, n’est pas établi.
Face à cette polémique, les auteurs du document appellent les inspecteurs et contrôleurs du Travail à la prudence et à ne pas se laisser entraîner dans une campagne qu’ils qualifient de manipulation.
Une rencontre avec le ministre des Finances est annoncée afin de permettre aux parties concernées d’obtenir des éclaircissements supplémentaires et d’entendre sa version des faits.
Au-delà des accusations et des réactions, l’enjeu reste celui de l’amélioration des conditions de rémunération des inspecteurs et contrôleurs du Travail, ainsi que du renforcement du fonctionnement de leur institution. La mise en œuvre effective des mesures annoncées dans le cadre du budget 2027 constituera un élément déterminant pour apprécier les avancées du processus.
« Halte à la manipulation des inspecteurs et contrôleurs du Travail », conclut la communication, qui réaffirme sa volonté de voir les réformes engagées se poursuivre.
MIKE KANIKI
