AccueilActualitéPROCÈS FRIVAO : Constant Mutamba accusé de manœuvres pour éviter sa comparution

PROCÈS FRIVAO : Constant Mutamba accusé de manœuvres pour éviter sa comparution

Le dossier judiciaire autour du Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO) continue de susciter de nombreuses réactions. Cité à comparaître dans le cadre du procès impliquant le décaissement controversé de 50 millions de dollars, Constant Mutamba est accusé par certains observateurs de multiplier les stratégies afin d’échapper à la justice.

Selon les déclarations de Chançard Bolukola, ancien directeur général du FRIVAO, l’ancien ministre aurait donné l’ordre de procéder au décaissement des fonds aujourd’hui au cœur de cette affaire judiciaire. Attendu devant les juges pour livrer sa version des faits, Constant Mutamba ne s’est jusque-là pas présenté devant la juridiction compétente.

Il s’agit de la deuxième convocation consécutive à laquelle l’ancien ministre risque de ne pas répondre. Lors de la première audience, un document médical avait été transmis à la composition afin de justifier son absence pour des raisons de santé. Pour cette nouvelle comparution prévue ce mardi 19 mai, plusieurs voix s’interrogent encore sur les raisons de cette nouvelle absence annoncée.

Dans l’opinion, certains dénoncent ce qu’ils considèrent comme des manœuvres dilatoires destinées à retarder la procédure judiciaire. D’autres estiment néanmoins que seul le respect de la procédure et des droits de la défense permettra d’établir clairement les responsabilités dans ce dossier sensible.

Pendant ce temps, le procureur général près la Cour d’appel de Goma aurait déjà signé un mandat d’extraction afin de contraindre le prévenu à comparaître devant les juges. Cette mesure vise à permettre à la justice d’obtenir les explications nécessaires pour la poursuite normale du procès.

La journée de ce mardi 19 mai pourrait ainsi marquer un tournant important dans cette affaire, alors que l’opinion publique reste suspendue à l’évolution de ce dossier qui continue d’alimenter le débat politique et judiciaire en République démocratique du Congo.

Rédaction