Le ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, estime que le secteur qu’il a trouvé à son arrivée était dans une situation particulièrement difficile, mais que des progrès significatifs ont depuis été réalisés. Une évolution qu’il résume par une formule forte : « À mon arrivée à la tête du ministère, la Fonction publique était dans le coma. De nos jours, elle est en convalescence. »
Au-delà de cette image, le ministre met en avant les efforts entrepris pour améliorer progressivement les conditions des fonctionnaires, notamment sur le volet de la rémunération.
Jean-Pierre Lihau cite notamment le cas des enseignants, dont la situation salariale aurait connu une évolution au fil des années. Selon lui, un enseignant qui percevait autour de 50 dollars il y a plusieurs années peut aujourd’hui atteindre environ 100 dollars, illustrant, à ses yeux, une amélioration progressive du pouvoir d’achat des agents publics.
Le ministre reconnaît toutefois que le chemin reste encore long. Pour lui, les réformes engagées ne permettent pas encore d’atteindre toutes les ambitions fixées, mais elles témoignent d’une dynamique positive.
« Nous ne sommes pas encore arrivés là où nous désirons être, mais quand même, nous ne sommes plus là où nous étions », a-t-il notamment souligné.
Cette déclaration traduit la volonté du ministre de défendre un bilan fondé sur des avancées progressives plutôt que sur des promesses immédiates. Dans un secteur longtemps confronté à des difficultés structurelles, notamment la maîtrise des effectifs, la gestion de la carrière des agents et la question de la rémunération, Jean-Pierre Lihau entend ainsi mettre en avant les réformes réalisées sous sa responsabilité.
Pour ses soutiens, ces résultats constituent la preuve qu’une transformation de l’administration publique est possible lorsque les réformes sont conduites avec constance. Ils présentent ainsi Jean-Pierre Lihau comme l’un des responsables gouvernementaux ayant réussi à faire évoluer un secteur qui, selon ses propres termes, était autrefois « dans le coma ».
Si les attentes restent importantes chez les fonctionnaires, particulièrement en matière de salaires et de conditions de travail, le ministre veut retenir une idée : la Fonction publique congolaise a amorcé sa remontée et doit désormais poursuivre cette trajectoire.
Mike kaniki
