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RDC : La NOGEC dément tout rapprochement avec Joseph Kabila après le boycott de la loi sur le référendum

La décision des députés de l’opposition républicaine affiliés à la Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC) de boycotter la séance consacrée à l’examen de la proposition de loi sur le référendum continue de susciter de nombreuses réactions sur la scène politique congolaise.

Dans les heures ayant suivi ce boycott, plusieurs commentaires et spéculations ont émergé sur les réseaux sociaux et dans certains milieux politiques, laissant entendre que le leader de la NOGEC, Constant Mutamba, aurait rejoint le camp de l’ancien président Joseph Kabila.

Face à ces allégations, la direction de la NOGEC est montée au créneau pour apporter un démenti formel. Dans une communication officielle, le parti a affirmé qu’il n’avait rejoint aucun camp politique et qu’il conservait sa position indépendante sur l’échiquier national.

« Il s’observe depuis hier de l’agitation doublée de la manipulation après le boycott par les députés de l’opposition républicaine NOGEC de la loi sur le référendum », indique le communiqué du parti.

La formation politique souligne que son leader bénéficie d’un « ancrage populaire réel » et qu’il n’a besoin d’aucune alliance avec d’autres figures politiques pour exister sur la scène nationale. La NOGEC insiste également sur le fait que Constant Mutamba ne pourrait en aucun cas s’associer à des groupes ou mouvements qu’elle considère comme opposés aux intérêts du pays.

« Notre leader Mutamba ne sera jamais rebelle et ne pactisera jamais avec l’AFC/M23 », précise la communication du parti.

Dans le même message, la NOGEC a également lancé des accusations contre ceux qu’elle qualifie de « kabilistes » et les membres du M23, affirmant que ces derniers seraient impliqués dans la libération de combattants du mouvement rebelle qui avaient été arrêtés à l’époque où Constant Mutamba exerçait ses responsabilités gouvernementales.

Pour le parti, les rumeurs de rapprochement avec l’ancien régime relèvent d’une campagne de manipulation visant à semer la confusion au sein de l’opinion publique et à affaiblir son positionnement politique.

Cette mise au point intervient dans un contexte politique marqué par d’intenses débats autour de la proposition de loi sur le référendum, un texte qui divise aussi bien la majorité que certaines composantes de l’opposition.

La NOGEC réaffirme ainsi sa volonté de poursuivre son action politique en toute indépendance, tout en revendiquant une ligne qu’elle présente comme fondée sur la défense de la dignité nationale et le respect de ses convictions politiques.

« Le respect s’arrache. Et la dignité n’a pas de prix », conclut le communiqué du parti.

Rédaction