La Première ministre, cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a présidé ce mardi 21 juillet 2026 la deuxième réunion de la Commission spéciale chargée du recouvrement des créances en souffrance du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), évaluées à près de 350 millions de dollars américains.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par le gouvernement pour renforcer la gouvernance financière du FPI et restaurer ses capacités d’intervention en faveur du développement industriel de la République démocratique du Congo.
Au cours de cette deuxième réunion, la Commission spéciale a procédé à l’identification de six catégories de créances, permettant de mieux cerner la nature et le profil des dossiers concernés. Des stratégies spécifiques devront être appliquées à chaque catégorie afin d’améliorer l’efficacité du processus de recouvrement.
Trois sous-commissions ont également été mises en place. Elles sont chargées d’approfondir l’examen des dossiers et de présenter leurs premiers rapports dans un délai d’un mois. Cette démarche vise à accélérer le traitement des créances et à permettre à la Commission de disposer d’une situation plus précise des montants à recouvrer.
La stratégie retenue privilégie, dans un premier temps, le règlement à l’amiable avec les débiteurs. Le recours au recouvrement forcé ne devrait intervenir qu’en cas d’échec des démarches engagées pour obtenir la régularisation volontaire des situations. D’ores et déjà, certains débiteurs auraient entrepris des démarches en vue de s’acquitter de leurs obligations.
Créée sur instruction du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, cette Commission spéciale entend contribuer à la récupération des ressources financières dues au FPI et à l’assainissement de sa gestion.
À travers cette initiative, le gouvernement entend redonner au Fonds les moyens de jouer pleinement son rôle dans le financement de l’industrie congolaise. La récupération de ces créances devrait notamment permettre de renforcer les capacités du FPI à accompagner les projets industriels, soutenir la création d’emplois et contribuer à la diversification de l’économie nationale.
Au-delà de l’enjeu financier, cette opération s’inscrit également dans une démarche de renforcement de la bonne gouvernance et de responsabilisation des acteurs économiques bénéficiaires des financements du FPI. La Commission spéciale devra ainsi concilier la nécessité de récupérer les fonds publics avec la recherche de solutions négociées, tout en garantissant un suivi rigoureux des engagements pris par les différents débiteurs.
L’objectif affiché est clair : permettre au FPI de retrouver une capacité financière suffisante pour soutenir durablement l’industrialisation de la RDC, dans un contexte où le développement du secteur productif demeure l’une des priorités de l’action gouvernementale.
Mike Kaniki
