L’opposant politique Martin Fayulu a vivement critiqué les nouveaux « droits d’autorisation » imposés aux startups en République démocratique du Congo, estimant que cette mesure constitue un frein au développement de l’innovation et de l’économie numérique.
Dans une publication sur son compte X (anciennement Twitter), Martin Fayulu estime qu’il est contre-productif d’imposer des charges financières importantes à des jeunes entreprises, dont certaines n’ont pas encore généré de revenus.
« Dans un pays où le chômage frappe durement notre jeunesse, l’État devrait soutenir celles et ceux qui innovent, créent des emplois et bâtissent l’économie de demain, plutôt que leur imposer de nouvelles barrières », a-t-il déclaré.
L’ancien candidat à la présidentielle juge « aberrant » de soumettre les startups à des droits d’autorisation pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars. Selon lui, une telle décision risque d’étouffer l’innovation locale, de décourager les entrepreneurs et d’encourager davantage d’activités à évoluer dans le secteur informel.
Martin Fayulu estime également que cette orientation est incompatible avec les ambitions affichées par les autorités de promouvoir l’économie numérique en RDC.
« La RDC ne peut pas prétendre promouvoir l’économie numérique tout en adoptant des mesures contraires à l’esprit du Startup Act. Cet arrêté doit être revu sans délai, dans le cadre d’un dialogue sérieux avec les acteurs du secteur », a-t-il plaidé.
Pour le président de l’ECiDé, l’innovation constitue un levier essentiel de création d’emplois et de croissance économique. « L’innovation ne se décrète pas : elle se libère, s’accompagne et se protège. Les innovateurs et entrepreneurs congolais ont tout mon soutien », a-t-il conclu.
Cette prise de position intervient alors que les nouvelles dispositions relatives aux droits d’autorisation des startups suscitent un débat croissant au sein de l’écosystème numérique congolais. Plusieurs acteurs du secteur estiment que ces coûts pourraient constituer un obstacle au développement des jeunes entreprises innovantes et appellent à une concertation avec les pouvoirs publics afin de concilier les impératifs de régulation et la promotion de l’entrepreneuriat.
Rédaction
