Trois bandes de présumés criminels ont été transférées mercredi 9 septembre à l’Auditorat militaire à Kinshasa, afin de répondre des faits qui leur sont reprochés. L’annonce a été faite par le Commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC).

Selon le communiqué de la PNC, les personnes transférées sont réparties en trois groupes. Il s’agit notamment de 22 présumés Kuluna, de deux individus présentés comme de faux policiers armés, ainsi que de trois autres personnes soupçonnées d’être des faussaires spécialisés dans le ravissement des motos.
La Police nationale congolaise affirme avoir remis ces présumés criminels à la justice militaire afin qu’ils puissent répondre des faits qui leur sont reprochés. Leur transfert marque ainsi une nouvelle étape dans la procédure judiciaire engagée à leur encontre.
Le phénomène Kuluna, qui désigne notamment des groupes de jeunes impliqués dans des actes de violence et de criminalité urbaine, demeure une préoccupation majeure dans plusieurs quartiers de Kinshasa. Les autorités congolaises ont multiplié ces dernières années les opérations visant à lutter contre cette forme de criminalité et à renforcer la sécurité dans la capitale.
La présence de personnes se faisant passer pour des policiers constitue également un sujet de préoccupation pour les autorités. Armés et susceptibles d’utiliser leur fausse qualité pour commettre des infractions, ces individus font désormais l’objet de poursuites judiciaires.
Quant au troisième groupe, la PNC les présente comme des faussaires impliqués dans le ravissement de motos, une pratique qui contribue à l’insécurité et aux pertes subies par les conducteurs et propriétaires de motocyclettes.
En transférant ces trois groupes à l’Auditorat militaire, la police entend laisser la justice établir les responsabilités individuelles et déterminer de tout un chacun d’eux pour qu’il puisse repondre de leurs actes .
MIKE KANIKI
