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PÈSE-ESSIEU DE MENKAO : LE DG DU FONER PRÉFÈRE LE DIALOGUE À LA SANCTION POUR LES CHAUFFEURS DE CAMIONS

Au pèse-essieu de Menkao, sur la route nationale, l’ambiance n’était pas à la répression. Face à une dizaine de routiers en surcharge, interpellés, le Directeur Général du FONER a choisi une autre méthode : l’écoute, la pédagogie et la clémence.

Le rappel est d’abord pédagogique. Comme le souligne l’introduction du reportage : « La surcharge abîme la route. Rappel d’un passé récent. » Une allusion directe aux dégradations accélérées du réseau routier congolais, causées à plus de 70% par le non-respect du tonnage.

Devant les chauffeurs réunis en cercle, l’équipe du FONER rappelle les normes en vigueur :

Charge admissible : 9 Tonnes par essieu, avec une tolérance de 20%.*

*Pour dissuader, l’amende légale est de 120$ par Tonne de surcharge.

Un camion en surcharge de 5 tonnes, c’est donc 600$ d’amende. Une somme qui peut mettre un transporteur indépendant en faillite.

C’est le slogan qui s’affiche dans ton reportage et qui résume toute la scène. Au lieu d’une verbalisation immédiate, le DG et ses collaborateurs – reconnaissables à leurs casquettes FONER – prennent le temps d’expliquer.

  • Un dialogue en face-à-face, sans barrière
  • Des routiers inquiets qui écoutent, bras croisés
  • La présence d’un élément de la police routière, en retrait, non-interventionniste
  • Une femme du FONER qui prend des notes, signe que chaque cas est étudié

Le moment fort de la rencontre est l’annonce à la fin de la vidéo : (Un paiement différé est accordé)

Concrètement, les routiers ne sont pas contraints de payer sur place pour libérer leurs camions. Le FONER leur accorde un délai, leur permettant de livrer leur marchandise et de s’organiser financièrement. C’est une mesure d’apaisement social tout en maintenant le principe de la sanction.

L’objectif :* Ne pas opposer entretien des routes et survie des transporteurs. Faire comprendre que préserver la route de Menkao, c’est préserver leur propre outil de travail. Chaque tonne en trop, c’est un nid-de-poule en plus demain, et des frais de réparation de camion en plus pour eux.

Une opération qui change de l’image répressive habituelle des pèse-essieux.

Mike kaniki