Le ministère des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise a publié une mise au point sur le nouveau passeport biométrique congolais, apportant des précisions sur son coût, la procédure d’obtention et le délai officiel de délivrance.
Dans ce communiqué, le ministère entend mettre fin aux incompréhensions et aux informations faisant état de retards dans la délivrance du document de voyage. Il rappelle que le nouveau passeport congolais se veut un document moderne, doté de dispositifs de sécurité renforcés et d’un nombre de pages accru, conformément aux standards internationaux.

L’une des principales précisions apportées concerne le coût du document. Selon le ministère, le prix du nouveau passeport a été réduit de 99 à 75 dollars américains, une mesure présentée comme visant à améliorer son accessibilité aux citoyens congolais.
La procédure de demande est désormais entièrement numérisée. Les requérants doivent effectuer leur demande en ligne et procéder au paiement par les canaux sécurisés prévus, notamment par voie bancaire, carte bancaire ou mobile money.
Le ministère affirme que, pour toute demande régulièrement introduite en ligne et dont le paiement a été correctement effectué, le délai officiel de délivrance ne dépasse pas quinze jours.
Cette échéance reste toutefois conditionnée à l’obtention préalable du Numéro d’Identification Fiscale (NIF). Le ministère précise que le délai nécessaire à l’obtention du NIF, délivré par la Direction générale des impôts (DGI), ne fait pas partie des quinze jours prévus pour la confection du passeport.
Le NIF, explique le communiqué, s’inscrit dans une réforme plus large de la gouvernance des finances publiques visant notamment à identifier les contribuables et à élargir l’assiette fiscale de l’État. Son obtention est annoncée dans un délai maximal de 24 à 48 heures.
Face aux remontées faisant état de délais plus longs, le ministère affirme qu’aucun dépassement systématique du délai de quinze jours n’a été constaté pour les demandes correctement introduites et payées selon les modalités indiquées.
Les quelques cas de retard signalés seraient, selon le ministère, isolés et généralement liés à la prise en main progressive du nouveau système entièrement dématérialisé par certains usagers.
Le ministère revient également sur la transition entre l’ancien et le nouveau système. Lors du lancement officiel du nouveau passeport, le 5 juin 2025, l’administration avait hérité de données relatives à d’anciennes demandes extraites de l’ancien système.
Afin d’assurer la continuité du service, ces données ont été converties et adaptées à la nouvelle plateforme. Cette opération transitoire, menée sur une période de moins de cinq mois, aurait permis de convertir et d’imprimer 111 905 nouveaux passeports issus d’anciennes demandes.
Le ministère affirme que cette phase de transition est désormais définitivement close depuis janvier 2026.
À travers cette mise au point, le ministère des Affaires étrangères réaffirme que, pour toute nouvelle demande introduite à partir de 2026 et respectant l’ensemble de la procédure, le délai de quinze jours demeure la référence officielle, sans lien avec le délai nécessaire à l’obtention préalable du NIF.
Le ministère invite enfin la population à consulter ses canaux officiels pour obtenir des informations fiables et éviter les confusions autour de la procédure.
Avec cette réforme, les autorités congolaises veulent ainsi faire du nouveau passeport biométrique un document de voyage plus accessible, plus sécurisé et conforme aux standards internationaux, tout en poursuivant la modernisation et la dématérialisation des services publics.
Mike Kaniki
