L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a quitté la salle d’audience au cours de l’examen du dossier FRIVAO, dénonçant ce qu’il considère comme une procédure judiciaire entachée d’irrégularités. Face à la presse, l’ancien garde des Sceaux a réaffirmé son refus de cautionner ce qu’il qualifie d’« arbitraire ».
« Je refuse de cautionner l’arbitraire. Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë, comme Socrate. Je mourrai pour la justice et pour la vérité », a déclaré Constant Mutamba, dans une formule particulièrement forte qui traduit sa détermination à contester la procédure engagée contre lui.
Cette nouvelle confrontation judiciaire intervient dans le cadre du dossier relatif au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO). L’affaire porte notamment sur la gestion et l’utilisation de fonds destinés à indemniser les victimes des violences et activités illicites attribuées à l’Ouganda sur le territoire congolais.
Selon les informations rapportées par plusieurs médias congolais, Constant Mutamba avait déjà comparu devant la Cour de cassation le 13 juillet 2026. Cette audience avait principalement été consacrée à des questions de procédure soulevées par la défense. Les avocats de l’ancien ministre avaient notamment demandé à pouvoir accéder au dossier physique afin de préparer convenablement la défense. La Cour avait alors renvoyé l’affaire au 27 juillet 2026 pour la poursuite de l’instruction.
Au cours de cette séquence judiciaire, le départ de Constant Mutamba de la salle d’audience a marqué les esprits. D’après les informations publiées par Digital Congo, l’ancien ministre a quitté l’audience avant la fin des débats, tandis que des militants de son parti, la Nouvelle Génération du Congo (NOGEC), se sont mobilisés à l’extérieur de la Cour pour lui apporter leur soutien et réclamer, selon eux, le respect de ses droits.
Constant Mutamba conteste depuis plusieurs semaines la manière dont la procédure est menée. Avant sa comparution, il avait annoncé sa volonté de se présenter personnellement devant la justice, tout en demandant que les audiences puissent être retransmises afin, selon lui, de garantir davantage de transparence dans le traitement de l’affaire.
L’ancien ministre avait également présenté cette nouvelle procédure comme un « troisième procès politique », estimant être la cible d’un acharnement judiciaire. Ces accusations relèvent toutefois de sa propre lecture du dossier et sont contestées par ceux qui défendent la nécessité de laisser la justice examiner les faits qui lui sont reprochés.
La défense de Constant Mutamba affirme, de son côté, vouloir que toute la lumière soit faite sur cette affaire et insiste sur la nécessité de permettre à l’intéressé et à ses avocats d’accéder à l’ensemble des pièces du dossier.
Le procès FRIVAO demeure ainsi au centre de l’attention en République démocratique du Congo. Alors que Constant Mutamba continue de dénoncer une procédure qu’il juge arbitraire, la justice poursuit l’examen du dossier, dans lequel sont évoquées des questions liées à la gestion des fonds destinés à la réparation des victimes.
La prochaine étape judiciaire est particulièrement attendue, avec la poursuite des débats devant la Cour de cassation. L’enjeu sera notamment de déterminer les responsabilités individuelles dans la gestion des fonds concernés et d’examiner les arguments développés par les différentes parties.
Entre contestations de la défense, demandes de transparence et poursuite de la procédure judiciaire, l’affaire FRIVAO s’impose désormais comme un nouveau dossier sensible mettant à l’épreuve la confiance dans le fonctionnement de la justice congolaise.
Pour Constant Mutamba, le combat est désormais présenté comme celui de la justice et de la vérité. Pour la justice, il revient à la Cour de poursuivre l’instruction et de trancher le dossier conformément au droit, sur la base des éléments versés à la procédure.À noter : j’ai volontairement présenté comme des accusations ou positions de Constant Mutamba les affirmations d’« acharnement politique » et d’« arbitraire », afin de distinguer clairement les déclarations de l’intéressé des faits judiciaires établis. Les informations disponibles indiquent également que l’affaire a été renvoyée au 27 juillet 2026 pour la poursuite de la procédure.
