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RDC : des organisations féminines de Kinshasa montent au créneau pour défendre Denise Nyakeru

Le collectif des associations sans but lucratif et fondations féminines de Kinshasa est monté au créneau ce jeudi pour dénoncer les propos jugés injurieux et offensants tenus sur les réseaux sociaux à l’endroit de la Première dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi.

À travers une marche de soutien organisée dans la capitale, ces organisations féminines ont exprimé leur solidarité à l’épouse du chef de l’État, tout en appelant au respect des institutions et de la dignité des personnalités publiques.

Les manifestantes se sont notamment rendues au ministère de la Justice, où elles ont déposé un mémorandum auprès du ministre d’État, ministre de la Justice, Théodore Teodoros Ngefa. Dans ce document, le collectif demande aux autorités compétentes de se saisir de la question et de prendre les mesures appropriées face à ce qu’il considère comme des attaques répétées contre la Première dame.

Les organisatrices ont particulièrement dénoncé des publications et prises de parole de certaines influenceuses et personnalités actives sur les réseaux sociaux, citant notamment Jaël Show, Denise Dusauchoy et Sandra Mudimbi.

Pour ces organisations, la liberté d’expression ne devrait pas être assimilée à un droit d’insulter ou de porter atteinte à l’honneur et à la dignité d’une personne. Elles plaident ainsi pour un débat public responsable, notamment sur les plateformes numériques.

Cette mobilisation intervient dans un contexte où les réseaux sociaux occupent une place croissante dans les débats politiques et sociaux en République démocratique du Congo. Le collectif entend, à travers cette démarche, attirer l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de lutter contre les discours qu’il juge offensants, tout en préservant les principes liés à la liberté d’expression.

Le dépôt du mémorandum au ministère de la Justice constitue désormais une étape formelle de cette démarche. Les organisations féminines attendent des autorités une suite à leurs revendications et une clarification sur les éventuelles mesures pouvant être prises conformément à la loi.

La mobilisation de ce jeudi se veut ainsi un message de soutien à Denise Nyakeru, mais également un appel à davantage de responsabilité dans les prises de parole publiques, particulièrement sur les réseaux sociaux.

Rédaction